Finance
Communiqué
23/04/2009Chiffre d’affaires de 3 822 millions d’euros au premier trimestre 2009
Rueil-Malmaison (France), le 23 avril 2009 – Schneider Electric a réalisé au premier trimestre un chiffre d’affaires de 3 822 millions d’euros, en baisse de 11,3% à périmètre et taux de change courants. L’impact des jours ouvrés sur la période est négligeable. La croissance organique s’établit à -15.9%. L’effet de périmètre apporte une contribution de +1,7%, soit 74 millions d’euros en valeur absolue. Cette contribution intègre 56 millions d’euros au titre des acquisitions, mais également 28 millions d’euros liés à l’intégration proportionnelle de la joint-venture Delixi depuis le 1er janvier, et un impact négatif de 10 millions d’euros résultant des cessions. L’effet de change est de +142 millions d’euros, du fait de l’appréciation du dollar et du yuan face à l’euro, qui a plus que compensé la dépréciation des devises dans un certain nombre de pays, essentiellement au Royaume-Uni, en Australie, en Russie et en Suède. L’évolution du chiffre d’affaires par zone géographique est la suivante :
« Notre performance au premier trimestre reflète la dégradation de la conjoncture économique mondiale et une base de comparaison élevée » a commenté Jean-Pascal Tricoire, Président du Directoire. « Pour ces mêmes raisons, nous prévoyons un second trimestre encore difficile. Nos priorités à court terme restent clairement centrées sur l’adaptation de notre structure de coûts à l’environnement actuel et sur le maintien de notre génération de trésorerie. Dans le contexte actuel et en cohérence avec les mesures d’adaptation définies, nous avons donc décidé de procéder à des réductions supplémentaires de coûts des fonctions support. Par ailleurs, tous nos collaborateurs se mobilisent pour la transformation stratégique de notre Groupe inscrite dans notre programme d’entreprise One. Ce programme nous permettra de positionner Schneider Electric comme le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie et de saisir davantage les opportunités de marché lors du rebond de l’économie. »
En Europe, le chiffre d’affaires du premier trimestre s’inscrit en repli de 15.4% par rapport au premier trimestre 2008. En Europe de l’Ouest, le ralentissement, limité en France, est marqué par des décroissances à deux chiffres dans les autres pays, en raison de leur exposition aux marchés du résidentiel et des bâtiments commerciaux (Royaume-Uni, Espagne et Scandinavie principalement), ou au marché de l’industrie, en particulier celui des fabricants de machines (Allemagne et Italie notamment). On observe toujours un phénomène de déstockage chez les distributeurs dans certains pays. L’attractivité de nos offres en efficacité énergétique dans les Automatismes du Bâtiment, les Solutions et les Services ont eu un impact positif dans la zone. L’Europe de l’Est voit sa croissance chuter fortement, en raison essentiellement de l’impact du durcissement des conditions de crédit dans cette zone, en particulier en Russie, Ukraine, Hongrie et Roumanie. Ces conditions ont provoqué un sévère retournement de l’activité économique globale et un important réajustement des stocks des distributeurs, notamment sur les marchés de l’industrie et des centres de données. En Amérique du Nord, la croissance organique recule de 21.3%. La plupart des marchés finaux ont été touchés. Ceux du résidentiel, des bâtiments commerciaux, de l’industrie et des centres de données ont sous-performé les autres. L’énergie et les infrastructures, y compris certains segments comme le traitement des eaux, ont mieux résisté, de même que ceux de la santé et des bâtiments publics. Les activités des Automatismes Industriels et de la division Capteurs Adaptés, s’inscrivent en baisse. Celle de la Distribution Électrique enregistre une performance plus solide, les clients étant sensibles aux offres du Groupe permettant un rapide retour sur investissement. Les Automatismes du Bâtiment ont connu un recul limité grâce aux solutions d’efficacité énergétique et à l’exposition au marché des bâtiments publics. L’Énergie Sécurisée a été partiellement pénalisée par le déstockage des petits systèmes chez les distributeurs. En Asie-Pacifique, la croissance organique est en baisse de 15.5%. La zone a été impactée par la forte chute des ventes au Japon et en Corée, notamment en raison du recul de la demande en automatismes industriels suite à l’arrêt brutal des activités manufacturières durant la période. La Chine, moins touchée, s’inscrit néanmoins en repli : la croissance des solutions à destination du marché de l’énergie et des infrastructures n’a pas pu compenser la baisse de l’activité avec les fabricants de machines, qui sont dépendants des exportations. Toutefois, la demande a récemment montré des signes de reprise dans ce pays. L’Asie du Sud-Est et la zone Pacifique accusent une baisse moins importante, la faiblesse de l’industrie et de la demande liée aux exportations ayant été en partie compensée par des projets dans le domaine de l’énergie et des infrastructures et par l’activité Services. Dans le Reste du monde, le chiffre d’affaires n’a diminué que de 1% à périmètre et taux de change constants. La croissance reste positive dans les bâtiments non résidentiels et les infrastructures, et compense la faiblesse de l’Industrie et des bâtiments résidentiels constatée dans de nombreux pays. L’Afrique enregistre une croissance solide, mais la performance du Moyen-Orient a été affectée par la situation économique en Turquie. Le trimestre en Amérique du Sud est stable. Après une période de forte croissance, il reflète une nette décélération du fait du recul de la demande des industries exportatrices.
La Distribution Électrique (59% du chiffre d’affaires trimestriel du Groupe) a mieux résisté que l’activité Automatismes et Contrôle (27% du chiffre d’affaires du Groupe), fortement exposée au sévère retournement des marchés industriels. L’Énergie Sécurisée (14% du chiffre d’affaires du Groupe) affiche un recul de 17.9% à périmètre et taux de change constants, qui s’explique en partie par le déstockage chez ses distributeurs.
Schneider Electric continue de saisir les opportunités de marché pour rallonger la maturité de sa dette et renforcer encore sa liquidité
En janvier, Schneider Electric annonçait des scénarios de recul de la croissance organique pour 2009 allant de -5% à -15%. Au vu des tendances observées depuis le début de l’année, le Groupe estime désormais qu’une baisse de 15% est aujourd’hui de plus en plus probable. Conformément aux options présentées dans la cadre du programme d’entreprise One en janvier, Schneider Electric a décidé de procéder à des réductions supplémentaires des coûts des fonctions support allant jusqu’à 400 millions d’euros au cours des trois prochaines années. L’objectif, gains de productivité industrielle compris, est désormais de dégager des économies globales de 1,6 milliard d’euros d’ici 2011. Les effets de ces mesures devraient se faire progressivement sentir au cours de l’exercice. Par conséquent, notre ambition est de réaliser en 2009 une marge EBITA de 12% avant coûts de restructuration et un taux élevé de transformation des bénéfices en trésorerie, de 100% du résultat net.
Les résultats semestriels 2009 de Schneider Electric et le chiffre d’affaires du deuxième trimestre seront communiqués le 31 juillet 2009. A propos de Schneider Electric
|