Finance
Communiqué
19/02/2009Résultats annuels 2008Résultats solides pour l’exercice 2008
Bilan renforcé par une forte génération de trésorerie
Rueil-Malmaison, 19 février 2009 – Schneider Electric publie aujourd’hui ses résultats pour l’exercice clos le 31 décembre 2008, après examen des comptes par le Conseil de Surveillance le 18 février 2009.
Jean-Pascal Tricoire, Président du Directoire, a commenté : « L’exercice 2008 a été marqué par une croissance organique de 6,6%, une marge EBITA solide de 15% et une génération de trésorerie robuste. Ainsi l’ensemble des objectifs financiers du programme new² pour 2005-2008 ont été atteints. Schneider Electric s’appuiera sur son nouveau programme d’entreprise ONE qui couvre la période 2009-2011, pour poursuivre sa transformation stratégique dans les années à venir. Nos priorités sont d’atteindre nos objectifs en matière d’efficacité et d’adapter notre structure de coûts face à l’évolution de l’environnement, ce malgré une visibilité réduite sur les perspectives mondiales à court terme. Forts d’un bilan solide et d’un modèle d’entreprise résistant, nous sommes confiants en la capacité de Schneider Electric à sortir de cette période de ralentissement avec une position concurrentielle renforcée. »
Le chiffre d’affaires s’établit à 18 311 millions d’euros en 2008, en hausse de 6,6%, à périmètre et taux de change constants. Le taux moyen annuel de croissance organique atteint 10% sur la durée du programme new² pour 2005 – 2008. Les acquisitions apportent une contribution de 538 millions d’euros, ce qui représente 3,1% de la croissance du chiffre d’affaires, grâce notamment à APC pour 191 millions d’euros (sur 1,5 mois), Pelco pour 293 millions d’euros (sur 9,5 mois) et Xantrex pour 36 millions d’euros (sur 3 mois). La cession de l’activité Petits Systèmes de MGE se traduit par un impact négatif de 155 millions d’euros (sur 10 mois). L’effet de change de 623 millions d’euros, soit –3,9%, nettement défavorable s’explique essentiellement par la dépréciation du dollar et de la livre sterling face à l’euro. À périmètre et taux de change courants, le chiffre d’affaires s’inscrit en hausse de 5,8%.
Au quatrième trimestre 2008, à périmètre et taux de change constants, le chiffre d’affaires est resté stable à –0,4%. Cette performance reflète la dégradation rapide de l’environnement économique vers la fin de l’année, le ralentissement des marchés finaux dans l’ensemble des zones géographiques, le report de nouveaux investissements des utilisateurs finaux et un phénomène de déstockage chez certains distributeurs. Grâce à la capacité de Schneider Electric de capitaliser sur son portefeuille attractif d’activités, la croissance a été tirée par les solutions et services dans toutes les zones en fin d’exercice. À périmètre et taux de change courants, le chiffre d’affaires progresse de 2,8%.
En Europe, le chiffre d’affaires est en repli de -2,3% par rapport à la même période de l’exercice précédent. En Europe de l’Ouest, la croissance s’est poursuivie en France, en Italie et en Allemagne. L’Espagne et le Royaume-Uni ont connu une nouvelle décélération due à la baisse du marché résidentiel qui a commencé à impacter les autres marchés et au déstockage chez les distributeurs. Les pays scandinaves affichent une croissance nettement négative due principalement à leur exposition aux marchés du bâtiment résidentiel et non-résidentiel. L’activité produits enregistre un ralentissement général en Europe de l’Ouest, partiellement compensé par la demande en solutions et services.. Les pays d’Europe de l’Est voient leur croissance chuter d’environ 10%, due essentiellement à l’impact de la crise financière sur certains d’entre eux, provoquant un sévère retournement des marchés résidentiel et de l’industrie. En Amérique du Nord, la croissance organique est en baisse de -2,9% hors capteurs adaptés (-5,0% en données brutes). Concernant les marchés finaux, le résidentiel a atteint des niveaux historiquement bas, tandis que ceux de l’industrie et des bâtiments commerciaux sont devenus négatifs au quatrième trimestre. Comme dans les autres zones géographiques, l’activité produits a connu un ralentissement. Néanmoins, les projets et services, en particulier dans la santé et les infrastructures, ont continué à enregistrer une croissance à deux chiffres grâce à l’offre dédiée et aux solutions complètes proposées par Schneider Electric. La baisse enregistrée par la division capteurs adaptés s’est poursuivie (-32%), s’expliquant principalement par une forte baisse de la demande des clients dans l’automobile. L’Asie-Pacifique, dont le chiffre d’affaires augmente de 1,7%, est touchée par le ralentissement dans l’industrie et le bâtiment. Cependant, les marchés de l’énergie et des infrastructures et l’activité solutions ont continué à bien résister. La Chine a enregistré une croissance proche de 10%, tirée par le carnet de commandes en basse et moyenne tension ainsi que par les projets. La zone Pacifique affiche un taux de croissance similaire, grâce à la demande sur les segments du traitement de l’eau et des « utilities ». Au Japon, la croissance a été négative, suite à la forte contraction des activités industrielles, tandis qu’en Asie du Sud-Est, elle est restée stable. Dans le Reste du monde, la croissance demeure solide à +20,7%, avec des performances globalement positives. Au Moyen-Orient et en Afrique, la croissance est restée soutenue, mais le marché résidentiel dans certains pays a montré des signes de ralentissement. L’Amérique du Sud a maintenu une croissance à deux chiffres, ralentie toutefois par l’impact de la crise financière sur les secteurs tournés vers l’export.
La croissance organique de la Distribution Électrique (57% du chiffre d’affaires 2008) s’élève à 3,9%, grâce essentiellement aux offres de moyenne tension et aux solutions énergétiques. L’activité Automatismes & Contrôle (29% du chiffre d’affaires 2008) enregistre une baisse de -6,7%, principalement impactée par le retournement du marché de l’industrie ; hors capteurs adaptés, le chiffre d’affaires recule de -4,5%. Après trois trimestres de croissance soutenue, l’Énergie Sécurisée (14% du chiffre d’affaires 2008) baisse de -4,0% au quatrième trimestre. Ce résultat s’explique principalement par le déstockage chez les distributeurs des petits systèmes, et par le report de projets qui a pesé sur les systèmes de forte puissance destinés aux entreprises et sur les services associés.
L’EBITA s’inscrit en hausse pour la cinquième année consécutive, à 2 754 millions d’euros, soit +8% en 2008. Une croissance qui s’explique par les facteurs suivants :
L’évolution des devises a par ailleurs eu un impact négatif de -159 millions d’euros sur l’EBITA. L’impact de transaction de -70 millions d’euros est lié à la forte volatilité de nombreuses devises au second semestre, notamment de la livre britannique, du dollar australien et de certaines devises des marchés émergents. Cette baisse est en partie compensée par des hausses de prix plus importantes dans certains de ces pays. Enfin, l‘EBITA intègre également 34 millions d’euros au titre de l’acquisition de Pelco, leader mondial de la vidéosurveillance. La contribution des autres acquisitions, nette des cessions, est de 11 millions d’euros. La marge EBITA a progressé de 0,2 point en 2008, pour atteindre le niveau record de 15,0%, dans la fourchette haute des objectifs du programme new². Cette amélioration de la rentabilité a été tirée par la région Asie-Pacifique, avec une marge en hausse de 2,3 points, mais également par l’Europe et le Reste du monde. La région Amérique du Nord a perdu 0,2 point de marge. Toutes les activités (Distribution Electrique, Automatismes et Contrôle, Énergie Sécurisée), ont vu en revanche leurs marges progresser.
La « business unit » APC-MGE affiche un EBITA de 547 millions de dollars, en progression de 36%, grâce à la poursuite de la croissance et des gains d’efficacité qui ont permis de réaliser des économies supérieures aux objectifs, notamment dans les domaines des achats, de la logistique et des fonctions commerciales et administratives. La marge EBITA, qui a atteint 14,6% (en hausse de 3,2 points), est désormais en ligne avec celle du Groupe. Pour sa première année au sein de Schneider Electric, Pelco continue d’améliorer sa rentabilité. L’EBITDA de l’entité a progressé de 43% (avant coûts de restructuration), à 106 millions de dollars, et représente 17,5% du chiffre d’affaires, en hausse de 5,4 points. Les synergies commerciales, plus longues à mettre en œuvre que prévu, sont compensées par des synergies et économies de coûts plus élevées.
Le résultat net augmente de 6%, à 1 682 millions d’euros. Ce résultat reflète pour 81 millions d’euros (contre 6 millions d’euros en 2007) la dépréciation des actifs incorporels liée aux acquisitions, dont 70 millions au titre de l’activité capteurs adaptés. Les charges financières s’inscrivent en hausse, à 314 millions d’euros. La baisse de 2,6 points du taux effectif d’impôt, à 24,5%, a permis de ramener à 555 millions d’euros le montant de l’impôt sur les sociétés (contre 600 millions d’euros en 2007). L’endettement financier net rapporté aux capitaux propres ressort à 41% au 31 décembre 2008, en baisse de 7 points par rapport à l’exercice précédent. Le bénéfice net par action s’élève à 7,02 euros, soit une progression de 4%, légèrement inférieure à celle du résultat net. Cet écart s’explique notamment par l’augmentation de capital réalisée en avril 2007 pour financer en partie l’acquisition d’APC. Il sera proposé à l’Assemblée générale des actionnaires du 23 avril 2009 un dividende de 3,45 euros par action, payable le 29 mai 2009 en numéraire ou en actions, au libre choix de l’actionnaire.
L’autofinancement d’exploitation s’élève en 2008 à 2 500 millions d’euros, en hausse de 13%. Le besoin en fonds de roulement est en légère augmentation de 72 millions d’euros, malgré un environnement économique difficile à la fin de l’exercice, et les investissements nets atteignent 693 millions d’euros. L’autofinancement libre, en progression de 13%, atteint 1 735 millions d’euros, reflétant un taux soutenu de transformation de trésorerie (103%).
L’endettement net s’inscrit en baisse, à 4 553 millions d’euros (4 936 millions d’euros en 2007) après versement du dividende 2007 et paiement des acquisitions (IMS, ECP, Marisio, Wessen, RAM et Xantrex). La forte capacité de génération de trésorerie permet une nouvelle amélioration des ratios financiers, avec un ratio endettement net/capitaux propres de 41% (contre 48% à la fin de l’exercice 2007) et un ratio FFO/dette nette de 42%, conformes aux notations long terme A-/A3 du Groupe. La situation de liquidité a été améliorée tout au long de l’exercice, malgré les conditions difficiles du marché du crédit. Schneider Electric disposait au 31 décembre 2008 de 1,7 milliard d’euros de trésorerie et équivalents, tandis que les échéances à moins d’un an représentaient seulement 10% de l’endettement brut au 31 janvier 2009, après le lancement de l’émission obligataire du Groupe. Enfin, le Retour sur Capitaux Engagés (ROCE) s’établit à 12,0%, en augmentation de 1,0 point.
Comme annoncé le 28 janvier 2009 lors de la présentation du programme d’entreprise ONE, le management du Groupe donnera clairement la priorité aux gains d’efficacité, afin de faire face aux conditions de marché difficiles. L’objectif est de dégager des économies structurelles de 600 millions d’euros par an à partir de 2011 grâce à une simplification des fonctions de support, et des économies cumulées brutes de 600 à 800 millions d’euros sur trois ans, grâce à une optimisation de la productivité industrielle. La faible visibilité à court terme résultant de la crise économique mondiale réduit considérablement la capacité du Groupe à fournir des prévisions de croissance fiables. Face à cette incertitude, Schneider Electric accroitra la flexibilité de sa structure de coûts si nécessaire et procédera à une réduction supplémentaire de ses coûts de fonctions support jusqu’à 400 millions d’euros par an à partir de 2011. Le Groupe démontrera ainsi sa capacité de résistance et réalisera une marge EBITA minimum de 12% avant coûts de restructuration dans l’hypothèse la plus défavorable des scénarios de -5% à -15% de croissance organique en 2009. Schneider Electric confirme ses engagements quant à la solidité de sa structure bilancielle et au rendement pour l’actionnaire en maintenant :
1 EBITA : résultat d'exploitation avant amortissement et dépréciation des actifs incorporels issus des acquisitions
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